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Tuesday, April 1, 2008

Matéo: rassemblement 6 avril devant centre fermé 127bis

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les parents de Matéo Illiu,

EN grève de la faim au centre fermé 127bis, sont en danger de mort.

Rassemblement dimanche 6 avril devant le centre fermé 127bis

Médecins du Monde vient de mettre en garde Julian et Dhuratha contre les séquelles irréversibles de la grève de la faim qu’ils ont débutée le 4 mars. Ils sont extrêmement affaiblis après bientôt 1 mois de jeun dans des conditions très précaires. Pour les médecins qui les ont consultés, dans dix jours, ils peuvent mourir ou développer des séquelles irréversibles. Médecins du Monde leur a demandé de se réalimenter, mais Julian et Dhuratha, désespérés par l’injustice de leur enfermement et l’acharnement de l’Office des Etrangers, refusent tous les deux de le faire.

Leur seul espoir actuel réside dans une décision de la justice, devant laquelle ils seront présentés jeudi 3 avril prochain pour une nouvelle demande de mise en liberté. L’avocat a demandé à l’office et au tribunal qu’ils ne soient pas présents au tribunal, car leur transfert en voiture devient quasi impossible et risque de mettre leur santé encore plus en danger.

S’ils essuient un nouveau refus, Julian et Dhuratha iront jusqu’au bout de leur désespoir, en toute conscience des risques. Ils considèrent qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière. Ils sont dans un tel état que Julian organise d’ores et déjà leur fin, et a décidé de confier Matéo à la sœur de Dhuratha, s’ils disparaissent, tout en demandant à leurs amis belges de choisir une « bonne école » pour la scolarité de leur petit garçon.

Ces projets de Julian font office de testament.

NOUS REFUSONS D’ETRE COMPLICES DE CETTE BARBARIE D’ETAT QUI POUSSE CETTE FAMILLE A UN DESESPOIR SANS FOND.

Comment peut on rester insensible à un désespoir aussi flagrant au nom de LA loi et de laisser souffrir et même peut être mourir des personnes toujours au nom de cette même loi.

NOUS REFUSONS QUE LA VIE D’HOMMES, FEMMES, ENFANTS SOIT MISE EN DANGER, AU NOM D’UNE POLITIQUE D’IMMIGRATION DANS LES MAINS DE DIRIGEANTS QUE NOUS CONSIDERONS MENTALEMENT DERANGES.

IL RESTE 10 JOURS POUR SAUVER LA FAMILLE ILLIU !

LA COURSE CONTRE LA MONTRE, CONTRE L’OFFICE DES ETRANGERS ET CONTRE L’INHUMANITE DE L’ETAT BELGE A COMMENCE.

Nous irons protester devant le centre fermé de Steenokkerzeel

pour redire NON AUX CENTRES FERMES

pour dire NON aux agissements incontrôlables de l’Office des Etrangers

et pour soutenir la famille Illiu ( en espérant qu’ils auront été libérés)

Zone de Texte: RASSEMBLEMENT DIMANCHE 6 AVRIL  A 12 Heures Devant le centre fermé 127bis à Steenokkerzeel 300, Tervuursesteenweg - 1820 Steenokkerzeel (train gare du Nord vers leuven 11 :47- arrêt Nossegem)

Nous demandons à tous les citoyens de ce pays de téléphoner, d’adresser fax et e-mails à ceux qui tiennent la vie de cette famille entre leurs mains.

Dewael (minister de l’intérieur) : Fax : + 32 2 504 85 00 Email : patrick.dewael@ibz.fgov.be

Office des Etrangers : tel : +32 2 205 59 23 fax : 02 205 59 23 -

E mail : helpdesk.dvzoe@dofi.fgov.be

Centre fermé 127bis : fax : +32 2759 81 68 tel:+32 2 755 00 00

Continuez à signer la pétition à http://2006.lapetition.be

RESF en Belgique – Contact pour ce dossier : 0473 51 59 23

Monday, March 31, 2008

départ pour Zimbabwe postposé

Les élections se sont déroulées samedi, avant hier. Près de 6 millions de personnes étaient appelées aux urnes. Bien qu'il ne semble pas y avoir eu de violence, des observateurs internationaux dénoncent des électeurs phantômes. Des résultats étaient attendus à partir de dimanche mais presque rien d'officiel sort. Des nouvelles sortent dans la presse, entre outre de l'opposition, le MDC mené par Tsvangira, qu'ils ont obtenu entre 58 et 68% des votes, et Mugabe, le président actuel depuis 27 ans, environ 30% des votes. Dimanche soir, on annoncait une réunion entre Mugabe et ses agents de sécurité.
Ce lundi matin, une petite nouvelle officielle de la Commission Electorale, 3 sièges pour Mugabe et 3 sièges pour l'opposition. La famille sur place dit que la situation est tendue, avec l'armée qui circule en tank, et personne qui sait ce qui va se passer. Mugabe ne semble pas prêt à quitter le pouvoir et dénonce un coup d'état. Voyons voir ce qui se passe...
Mais une chose est sure: ce n'est pas nous qui allons voir ça sur place. Notre départ prévu pour ce soir est postposé. On ne sait pas à quand. Restons en standby.

Thursday, March 20, 2008

Petit aperçu de mon travail auprès d'Avocats Sans Frontières

Demain est ma dernière journée de travail chez Avocats Sans Frontières. J'ai travaillé ici durant les quelques mois où nous étions de passage en Belgique, entre l'Afrique du Sud (janvier) et le Zimbabwe (avril 2008). Je dois dire que les sujets dont j'ai dû traiter étaient extrêmement variés.

Ainsi, j'ai collaboré :
- au développement d'une base de données simple (en Excel) pour le Timor Oriental:
instrument qui devrait permettre aux avocats d'ASF sur place de systématiser les informations obtenues lors des consultations (qui se réalisent à l'intérieur des camps de déplacés internes ou lors des boutiques de droit), et ainsi contribuer à ce qu'on appelle le mapping des violations de droits humains.
- à une présentation PowerPoint sur les Gaçaca au Rwanda, des tribunaux populaires qui jugeaient certains crimes du génocide, un processus fascinant mais dont les résultats sont décevants.
- à l'élaboration de termes de références pour une étude anthropologique des audiences foraines en RDCongo. Ces audiences sont des magistrats qui se déplacent vers des zones reculées de la RDCongo pour que des populations, qui sinon n'ont presque pas d'accès à la justice, peuvent y soumettre leur cas. L'objectif est d'évaluer l'impact du droit positif imposé à nouveau dans des zones où souvent les anciens modes de résolution de conflits (souvent coutumiers) étaient appliqués.
- à la traduction d'un article sur la violence sexuelle, plus particulièrement la banalisation de viols en temps de conflits. Exemple, au Congo, on parle de 45.000 femmes et fillettes violées chaque mois. Et où avant il s'agissait de bandes armées ou des paramilitaires, maintenant 40% des viols semblent être effectué par des simples citoyens...
- à la synthèse de tables rondes d'acteurs de la justice dans des provinces touchées par les conflits armés au Congo.

- à un système de cryptage et la sécurité digitale
- à des recherches sur la traite d’enfants au Népal, afin d'aider à déterminer quel type de projets ASF pourrait entamer là-bas...


Petite précision: je fais cette liste, non pas pour me mettre en évidence, car chaque fois je n'ai fait que peu de choses, mais plutôt afin de montrer les sujets auxquels j'ai été confronté ici chez ASF et les univers dans lesquels je devais me plonger. C'est ce qui rendait mon travail ici fascinant et je veux en remercier toute l’équipe d’ASF.

Un peu paradoxalement en réalité: j'ai toujours dit qu'après Haïti, je ne voulais plus de poste ou de responsabilités purement juridiques. Pas que je n’aime pas le droit, car je trouve que la technique juridique et l’art du raisonnement peuvent être fort fascinant. Pas que je m’oppose au droit, car idéologiquement, je trouve que c’est un instrument intéressant afin de poursuivre certains objectifs de développement. Par contre, je ne le vois pas comme le nouvel évangile et la réponse à tout. Ainsi, je préfère varier un peu mes expériences et donc mes compétences, toucher à d’autres domaines et m’épanouir là-dedans. De crainte de devenir « que » juriste ou resté coincé dans la catégorie de droits humains, j’ai sollicité pour ce poste concernant les actions à mener avec des organisations partenaires qui travaillent avec les orphelins et autres enfants vulnérables au Zimbabwe. C'est ironique que juste à ce moment charnière, entre deux missions, et un peu pour ne pas tourner les pouces, j'ai effectué ce stage on ne peut plus juridique, avec des dossiers devant la Cour Pénale Internationale et tout, et que j'ai vraiment bien aimé…

Wednesday, March 12, 2008

A Crime so Monstrous

Several years ago, while I was still in Haiti, I was approached by a writer who was investigating modern forms of slavery. His name was Benjamin Skinner, and since my NGO worked regarding child trafficking to the Dominican Republic, where kids wind up in sugar cane plantations or sometimes the sex industry, we rode my bike together to the Dominican side and saw a lot, talked a bit, about child slavery, definitions, Haiti, and in general, exchanged...

His book has just been published, this after four years of research all over the world, and from what I can judge, it is definitely worth the read... The sample you can read by clicking there is part of the chapter about Haiti by the way, his first stop and his negociating with a seller of kids, for domestic or other purposes...

Anyway, this is what he wrote to me today....

Friends, Collaborators,

As many of you know, I have spent four years on five continents in order to find and give voice to slaves, who are more numerous today than ever before. I'm now writing to ask for your help in the last leg of that journey.A Crime So Monstrous goes on sale today. (At least the American and British editions do; German, Italian and other editions will follow next fall.) I wrote the book for people who love to read, but who wouldn't ordinarily pick up a book about slavery. Actually, I wrote it even for those who, like me, don't love to read but are fascinated by the human condition.
The stories are threaded like a novel, and none is simple. Slave traders sometimes showed me remorse as well as barbarity; slave liberators showed idiocy as well as courage; and sometimes, somehow, some slave men managed to regain their dignity, some slave women managed to trust men, and some slave children managed to be kids. (Click here for a sample chapter.)

In southern Sudan in 2003, the first survivor that I spoke with asked a question that I heard often thereafter: "Why does no one care about our slavery here?" One reason is that few know what slavery means. My attempt to show the world what slavery means, and thus to spark action against it, is A Crime So Monstrous.
When Uncle Tom's Cabin became the best-selling novel of the nineteenth century, Abraham Lincoln called Harriet Beecher Stowe "the little lady who started this big war."

We've had enough war; but we need a movement. This starts with you. Forward this email. Read the book. Write about the book. Talk about the book. Get angry. Shout about the crime until you're hoarse. Then act with resolve to end it. Please visit www.acrimesomonstrous.com. There you can read about the book and the cause. Then please consider buying a copy today—a spike in first-day sales will bring attention to the cause, and a portion of the proceeds will go to Free The Slaves and Anti-Slavery International, the American and British wings of the oldest human rights organization.

Thank you all for your support over these years. I owe you a drink.

Saturday, March 1, 2008

FestivanakKam: ce samedi 1 mars à Liège

Dans la lignée des activités en rapport avec notre départ imminent pour le Zimbabwe (date prévue actuellement est le 2 avril), je vous invite à prendre part à Festivanakkam, organisé par Alter'Actifs, la section des jeunes d'Entraide & Fraternité.
Entrée gratuit.
Dès 12h, au menu, apéro Oxfam et restauration bio, témoignages de partenaires du Zimbabwé, village associatif, concerts, animations pour enfants, expositions photos, ateliers africains de danse, djembé & cuisine, projection de wee feed the world, spectacle de cirque...

...pour arriver au plat de résistance : Débat interactif entre différents acteurs dans le domaine de l'agriculture

Le dessert en soirée (pour 8 €) :
* 21h30 : DorkaProject, rock-latino-pop : www.myspace.com/dorkamusicproject
* 20h : Las Caras, ska festif : www.lascaras.be
* 23h : Orfeo, ska : www.orfeoproject.com
* 0h30 : MonsterDJ & DJ Safi

Centre culturel Agora - rue Vivegnis 73 - Liège www.alteractifs.be